LUMIERE

Réalisation et montage vidéo: Gabriel Le Parc

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Les premières expériences avec la lumière furent réalisées fin 1959. Elles utilisent la lumière dans de petites boîtes dont le but est de reproduire, multiplier et combiner, au moyen d'écrans composés avec des plaques de plexiglas en forme de prismes, des carrés et des cercles utilisant une gamme de quatorze couleurs. Comme dans d'autres recherches, il ne s'agit pas ici de faire des tableaux lumineux. La lumière n'était qu'un moyen, comme le plexiglas ou les formes géométriques, pour concrétiser certaines de mes préoccupations, telles que d'appréhender le potentiel de variations ainsi induites et le manifester dans un seul champ visuel.

 

De nombreuses expériences furent réalisées, dérivées du maniement des matériaux et de la différenciation des problèmes. Je voulais également faire coïncider simultanément, au moyen de la réflexion, des plaques en plexiglas à 45°, les éléments fixes ou mobiles placés de chaque côté. Ainsi, les formes reflétées de chaque côté s'interpénètrent par leur transparence et semblent être suspendues dans l'espace. Dans d'autres expériences de la même série, des plaques en plexiglas sont disposées en profondeur, de sorte que les images latérales, en s'éclairant alternativement, créent des séquences visuelles de huit situations en profondeur. Plusieurs thèmes peuvent être soumis à toutes ces boites expérimentales, en les alternant et en les combinant de diverses manières.

 

D'autres expériences avec la lumière dérivent des éléments mobiles originellement destinés à l'intérieur des boites. Sur la base de la réflexion de la lumière sur un fond à travers de petites plaques en plexiglas ou en métal, une série d'expériences combine l'emplacement des sources de lumière, l'inclinaison des éléments suspendus, la forme des fonds. Cette série m'amena à réaliser, en 1962, un ensemble destiné à une chambre blanche dans l'obscurité.

 

L'ensemble est placé au milieu de la chambre. Les éléments suspendus reçoivent quatre rayons de lumière et dispersent leurs reflets horizontalement, verticalement et obliquement sur les murs, sur le plafond et sur le sol.

 

En 1962, je fis d'autres expériences en utilisant un rayon de lumière artificielle. L'une d'elles consiste à projeter un rayon de lumière sur un cylindre qui réfléchit le rayon, en le déformant, sur un cercle en bois peint en blanc qui sert de fond au cylindre. Ce rayon est ensuite intercepté par des éléments mobiles qui le fractionnent de diverses manières. Le résultat visuel sur le cercle blanc est un jeu constant et imprévisible d'ombres et de lumières, dont les limites sont fixées d'avance. Le même principe de lumière rasante fut alors appliqué à d'autres expériences.

 

A la même époque, je réalisai d'autres expériences pour visualiser des rayons lumineux dans l'espace. D'abord, j'essayai de suspendre, dans de petites boîtes en plexiglas transparent, des particules au moyen d'air, afin de faire traverser ces boîtes par des rayons en mouvement, mais j'ai fini par utiliser de l'eau dans de petits aquariums. L'eau, colorée avec de l'aniline fluorescente, rend parfaitement visibles les rayons lumineux qui la traversent. A partir de cette expérience

, je conçus une salle pour fumeurs dont les murs, percés de petits orifices, font jaillir des rayons lumineux en mouvement afin que l'air de la salle, raréfie par la fumée, permette de visualiser les rayons qui le traversent en tous sens.

 

Pour circonscrire le spectateur, le placer au centre d'un phénomène, l'entourer d'une situation visuelle, quelques expériences furent réalisées dans le premier labyrinthe que notre groupe présenté à l'occasion de la Biennale de Paris de 1963. Dans ce labyrinthe, trois de mes propositions associent la lumière à des éléments réfléchissants pour donner forme à trois cellules que le spectateur est invité à traverser. Ces expériences excluent la possibilité d'appréhender le phénomène d'un seul coup d'œil comme dans le cas des tableaux traditionnels accrochés à un mur ou des sculptures sur socle autour desquelles tournent le spectateur. Au contraire, elles le plongent dans une situation visuelle en le sollicitant simultanément de tous les côtés, afin que l'image perçue pendant son passage soit le produit de son temps d'arrêt dans cet espace, des mouvements qu'il y effectue, des images qui y sont produites successivement, etc.

 

De la même façon, mais avec des thèmes plus simples, je fis en 1968 deux autres cellules, dont une couverte de lignes lumineuses parallèles avec un écart d'environ 30 centimètres, en constante vibration, et l'autre avec des murs courbes balayes sur toute leur longueur de lumières verticales qui se déplacent de gauche à droite à des intervalles irréguliers et à des vitesses différentes.

 

Lumière pulsante

 

Un élément réalisé en 1964 est à l'origine d'une autre série d'expériences. Il s'agit d'un disque en aluminium poli de 60 centimètres de diamètre qui tourne à grande vitesse sur un axe légèrement dévie, sur lequel est projeté un rayon de lumière. Ce qui produit deux phénomènes. D'une part, les images sont renvoyées par la plaque " miroir ", cela dans un mouvement saccadé constant, incluant la lampe du projecteur qui décrit un cercle lumineux dans le reflet. D'autre part, la lumière est projetée par la plaque, éclairant rapidement et alternativement les objets, ce qui produit une vibration continue due au déplacement rapide de la lumière et de l'ombre.

 

Avec la première formule, je réalisai quelques expériences utilisant plusieurs sources de lumières qui tracent un dessin sur la plaque circulaire quand celle-ci tourne à grande vitesse.

 

Avec la seconde formule, je réalisai une série de combinaisons avec la lumière, fixe et fractionnée par un cercle ou un cylindre avec des trous tournant rapidement devant ou autour d'elle (principe de la lumière pulsante), qui éclaire des éléments blancs que le spectateur met en mouvement. Si le cylindre qui tourne rapidement autour de la lumière est fractionné en deux couleurs (vert et violet), les éléments blancs qu'elle éclaire, mis en mouvement par le spectateur et s'agitant rapidement, décomposent la lumière en faisant apparaître les mêmes éléments verts et rouges. Un ensemble de ces expériences fut exposé en 1966.

 

Projections

 

Suivant le même principe je réussis, au moyen d'une loupe, à projeter la lampe elle-même en vibration sur un écran. D'autres expériences avec projections sur écran furent réalisées parallèlement et, parmi elles, la projection d'un rayon lumineux à travers un grand nombre de petits miroirs carrés montés sur un ressort qu'un moteur met en vibration. Le reflet de la lumière sur chaque petit carré projeté en vibration sur l'écran produit des cercles qui se déforment à mesure que la vibration ralentit, jusqu'à devenir un point lumineux.

 

Lumière

 

Ces expériences avec la lumière et le mouvement se rattachent au principe d'éloignement d'une œuvre fixe, stable et définitive. Le spectateur se trouve devant ou entouré par le développement d'une multitude de changements. Le support uniforme des éléments ou des formes accentue sans distraire l'instabilité mise en évidence. Ainsi le spectateur perçoit-il une partie des changements, ce qui suffit pour saisir le sens total de l'expérience.

 

A cette époque, je pensais que mon intervention se limitait à confronter quelques éléments et qu'une fois le rapport établi, le résultat visuel obtenu en était la conséquence. Je pensais que cela devait être évident pour le spectateur et qu'il n'avait pas à chercher les motivations émotionnelles, esthétiques ou autres qui m'auraient conduit à choisir telle ou telle image.

 

Dans l'œuvre d'art traditionnelle, tout est fixé par un système de signes et de clefs qu'il faut connaître au préalable pour être en mesure de l'apprécier. Face à cette situation, nous pensions que la présentation d'expériences aux possibilités de changements multiples dont les images étaient les résultats de la simple mise en rapport de quelques éléments plus ou moins complexes et non celui d'une main savante ou inspirée de l'artiste constituait un moyen, limité, certes, mais efficace, de commencer ou de poursuivre la démolition des notions traditionnelles sur l'art, son faire, son spectacle et son appréciation.

 

 

The first experiments with light were conducted in 1959: We place the light in small boxes which reproduced, multiplied and combined with the screens made of Plexiglas slates, prisms, squares and circle shapes, using a scale of 14 colors. Like in other experiments it is not about creating luminous paintings .The light is but a way to manifest some of my concerns, such apprehending the variation of the potential induced and to manifest it in one visual field.

 

Many experiments were made from the handling of material and the differentiation of the issues. I also wanted to work simultaneously using reflections; some Plexiglas slates 45%, fixed or mobile elements placed on each side. So the reflected shapes inter penetrated in their transparency and seems to float in space. In other experiments of the same series, some Plexiglas slates were placed in depth so the lateral pictures lightening up alternatively, and created some visual sequences of 8 situations. Many topics can be subjected to all those experimental boxes, combining and alternating them in different way

Some other experiments with the light are drawn from the mobile elements originally destined inside boxes. On the base of reflections of light on a background through small Plexiglas or metal slates, a series of experiments combined the place of the source of light, the incidence of the suspended elements, the shapes of the background. This series led me to realize in 1962 an ensemble destined to a white room in darkness.

 

The ensemble was laid out in the middle of a room; the suspended elements received 4 rays of light and distributed their reflections horizontally, vertically and obliquely on the wall, the ceiling and the floor.

In 1962, I did other experiments using a ray of artificial light; some of them consist to project a ray of light on a cylinder which reflected the ray and distorted it on a wooden white circle which was the bottom of the cylinder. The ray was then intercepted by mobile elements which fractioned it by different manners. The visual results on the white circle were a constant and imperceptible game of shadows and lights, which were previously set. The same principal of shaved light was used to other experiments.

 

At the same time I realized other experiments to visualize rays of light in the space. First I tried to suspend, inside those small transparent Plexiglas’s boxes, some particles with air; to be able to penetrate those boxes with ray in movement, but I finally used some water in small aquariums. The water colored with fluorescent aniline, made the ray of light coming through, perfectly visible. From these experiments, I conceived a smoker’s room which walls pierced with small holes, made spout out the moving luminous rays, so the air from the room reduced from the smoke permitted the visualization of all the rays penetrating in all directions.

 

To surprise the viewer, to place him in the center of a phenomenon, to embody him with visual situation, some experiments were realized in the first labyrinth our group presented at the Biennale of Paris in 1963.In this labyrinth, 3 of my proposal linked the light to reflective elements to give shape to 3 cells the viewer was invited to cross. Those experiments excluded the possibilities to apprehend the phenomenon with one look, like in the situation where traditional paintings hanged to a wall or sculpture on a stand where the viewer is turning around. On the contrary, they plunge him in a visual situation, while soliciting all around, so the image perceived in his passage is the result of his immobility in this space, the movement is having and the images which are successively produced etc…

 

In a similar way, but with more simple themes, I made in 1968, 2 other cells: one was covered of luminous and parallel ray of lights 30 cm away with constant vibration, and another with curved walls sweeping over all their length with vertical lights which were moving left and right with irregular spaces and different speed of light.

 

Pulsating light

 

An element realized in 1964, is the origin of another series of experiments.

It’s a polished aluminum disc 60 cm of diameter which can turn very fast on a slightly deviant axis on which is projected a ray of light. This produces 2 phenomena. First the images are reflected on a mirror slate, in a constant jerked movement, including the lamp of a projector, drawing a luminous circle of light in the reflections. Second, the light is projected by the slate, quickly and alternatively illuminating the objects, which produces a continuous vibration caused by the rapid displacement of light and shadow.

 

With the first formula, I realized a series of combination with the light fixed and fractioned by a circle or a cylinder with holes turning quickly in front or around it (pulsating light principal), which lighted up some white elements the viewer activates. If the cylinder turned quickly around the light, its fractioned in 2 colors (green and violet).The white elements, put in movement by the viewer and rapidly agitated, decomposed the light and made the same element green and red appear. The ensembles of those experiments were exposed in 1966.

 

Projections

 

Following the same principal, I achieved with the help of magnifying glass, to project the lamp itself in vibration to the screen. Other experiments were realized ;among them: the projection of a ray of light through many little squares, set on a spring with an engine, set in vibration, the reflection of the light on each little squares; then projected on a screen, it produces circles which became deformed as the vibration slows down, until becoming a luminous point of light.

 

Light

 

Those experiments with the light and the movement are linked to the principal of moving away from a fix, stable and definite work. The viewer is surrounded with the development of a multitude of changes. The uniform support of the element or the forms, accentuates without distraction, the instability mode in evidence, so the viewer perceives a part of the changes which is enough to apprehend the total meaning of the experience.

At this time, I thought my intervention was limited to confront some elements and once the link was established the visual outcome was the consequences.

 

I thought this was obvious for the viewer and he didn’t have to look for emotional motivations or aesthetic or others. It would have drawn me to choose this or that image.

 

In the traditional art work, everything is fixed by sign and keys one has to know to first be able to enjoy it. Facing this situation we thought, the presentation of experiments with multiple possibilities of change, from which the images were the results of the simple set up of elements more or less complex and not from an experimented hand, and where the artist represented a way limited but effective; starting or continuing the demolition of the traditional notions of Art and all its representation and appreciation

 

 

Las experiencias con la luz y el movimiento se relacionan directamente con la idea de alejarme de la obra fija, estable y definitiva. El espectador se encuentra rodeado o delante del desarrollo de una multitud de cambios, acentuándose el soporte uniforme de los elementos y formas, sin distraer la inestabilidad puesta en evidencia. Percibe así una parte de los cambios lo que le basta para tomar el sentido total de la experiencia.

 

En esta época me decía que mi intervención se limitaba a confrontar algunos elementos y una vez establecida una relación, el resultado visual obtenido era consecuencia de ésta. Pensaba que esto debería de ser evidente para el espectador y que éste no tenia por qué buscar motivos emocionales, estéticos u otros que podrían haberme empujado a escoger unos elementos determinados.

 

En la obra tradicional del artista, todo está fijado por un sistema de signos y de claves que hace falta conocer de antemano para estar en disposición de apreciarlo. Frente a esta situación pensábamos nosotros que la presentación, de cara al espectador, de experiencias con posibilidades múltiples de cambio (cuyas imágenes eran resultado de la puesta en relación de algunos elementos y no el producto de la mano sabia o inspirada del artista), constituía un medio, ciertamente limitado pero eficaz, de comenzar o proseguir la demolición de las nociones tradicionales sobre lo que es el arte, cómo se debe de hacer o cómo se debe de apreciar.

 

Las primeras experiencias con la luz fueron hechas a finales de 1959. En ellas se utilizaba la luz en cajitas con el fin de reproducir, combinar y multiplicar, por medio de pantallas compuestas por placas de plexiglás en formas prismáticas, cuadrados y círculos utilizando la gama de 14 colores. Como en otras experiencias, no se trataba en este caso de realizar cuadros luminosos. La luz no era sino un medio, como el plexiglás o las formas geométricas, para concretar algunas de mis preocupaciones, sobre todo la de aprehender este potencial de variaciones y manifestarlo en un solo campo visual.

 

Así se hicieron numerosas experiencias, derivadas del manejo de los materiales y de la diferenciación de los problemas. Quería igualmente hacer coincidir simultáneamente, por medio de la reflexión de placas en plexiglás a 45°, colocando elementos, móviles o fijos, a cada lado. De este modo las formas reflejadas de cada lado se interpenetraban por su transparencia y parecían estar suspendidas en el espacio. En otras experiencias de la misma serie, se disponían en profundidad las placas de plexiglás de manera que las imágenes laterales, al iluminarse alternativamente, creaban secuencias visuales de ocho situaciones en profundidad. Asimismo se podían someter varios temas a todas estas cajas experimentales, alternándolos y combinándolos en formas diferentes.

 

Otras experiencias con la luz derivaban de elementos móviles destinados originalmente al interior de las cajas sobre la base de la reflexión de la luz sobre un fondo, a través de plaquitas de plexiglás o metal, una serie de experiencias combinaba el emplazamiento de fuentes de luz, la inclinación de los elementos suspendidos y la forma de los fondos. Esta serie me llevó a realizar, en 1962, un conjunto destinado a una habitación blanca en la oscuridad. El conjunto estaba colocado en medio de la habitación y los elementos suspendidos recibían cuatro rayos de luz que paseaban sus reflejos sobre las paredes, el suelo y el techo según trayectorias horizontales, verticales u oblicuas.

 

En 1962 realicé otras experiencias utilizando un rayo de luz artificial. Una de ellas consistía en proyectar un rayo de luz sobre un cilindro que reflejaba el rayo, deformándolo, sobre un círculo de madera pintado de blanco que servía de fondo del cilindro. Este rayo era interceptado inmediatamente por los elementos móviles y fraccionados así de formas diversas. El resultado visual sobre el círculo blanco era un juego constante e imprevisible de sombras y de luces cuyos límites se fijaban previamente. Este mismo principio que utilizaba la luz rasante se aplicó en otras experiencias.

 

En la misma época realicé experimentos para visualizar rayos luminosos en el espacio. Primeramente intenté suspender en pequeñas cajas de plexiglás transparente, partículas por medio de aire a fin de hacer atravesar estas cajas por rayos móviles, pero acabé por utilizar agua en pequeños acuarios. El agua estaba coloreada con anilina fluorescente a fin de hacer perfec­tamente visibles los rayos luminosos que la atravesaban. Con esta idea concebí entonces una sala para fumadores cuyos muros estarían llenos de pequeños orificios de los cuales brotarían los rayos luminosos en movimiento a fin de que el aire de la sala, rarificado por el humo, visualizase los rayos que lo atravesaban en todas direcciones.

 

Con el fin de circunscribir al espectador, de colocarlo en el centro de un fenómeno, de rodearlo completamente de una situación visual, algunas experiencias fueron hechas en el primer laberinto realizado por nuestro grupo para la Bienal de París de 1963. En este laberinto, tres de mis proposiciones asociaban la luz a elementos reflectantes, formando tres de los recintos que el espectador tenia que atravesar. Estas experiencias excluían la posibilidad de aprehender el fenómeno de un solo vistazo, como en el caso de los cuadros tradicionales expuestos sobre la pared, o de las esculturas sobre zócalo alrededor de las cuales gira el espectador. Tendían a sumergir a éste en una situación visual, solicitándolo simultáneamente desde todas partes, a fin de que la imagen percibida durante su paso fuere el producto de su tiempo de parado en este espacio. Así como de los movimientos efectuados, de las imágenes producidas sucesivamente, etc.

 

En este sentido, pero con temas más simples, hice en 1968 otros dos recintos, uno de los cuales estaba cubierto con líneas luminosas paralelas separadas unos 30 cm. unas de otras, en constante vibración, y el otro con paredes curvas sobre las cuales y en toda su longitud se desplazaban luces verticales de izquierda a derecha y de derecha a izquierda, a intervalos irregulares y a velocidad diferente.

 

Luz pulsante

 

Un elemento realizado en 1964 es el origen de otra serie de experimentos. Se trataba de un disco en aluminio pulimentado de 60 cm. de diámetro que giraba a gran velocidad alrededor de un eje ligeramente excéntrico sobre el que se proyectaba un rayo de luz. De ese modo se producían dos fenómenos:

 

Las imágenes eran devueltas por la «placa espejo» en un movimiento acompañado y constante, comprendiendo a la lámpara del proyector que describía un círculo luminoso en el reflejo,

La luz proyectada por la placa, iluminando rápidamente, y de forma alternativa los objetos, producía una vibración continua debida al rápido desplazamiento de la luz y las sombras.

Con la primera fórmula realicé algunas experiencias utilizando varias fuentes de luz que trazaban un dibujo sobre la placa circular cuando ésta giraba a gran velocidad. En la segunda fórmula, una serie de combinaciones con la luz que se volvía fija y fraccionada por un círculo o un cilindro con agujeros girando rápidamente delante o alrededor de él (principio de la luz pulsante) iluminaba elementos blancos que el espectador ponía en movimiento. Si el cilindro que giraba rápidamente alrededor de la luz estaba fraccionado en dos colores (verde y violeta) los elementos que iluminaba puestos en movimiento por el espectador y agitándose rápidamente, des­componían la luz haciendo aparecer los mismos elementos verdes y rojos. En 1966 hubo una exposición con un conjunto de estas experiencias.

 

Proyecciones

 

Siguiendo el mismo principio acerté, por medio de una lupa, a proyectar la propia lámpara en vibración sobre una pantalla. Otras experiencias con proyecciones sobre pantalla fueron realizadas paralelamente y, entre ellas, la proyección de un rayo luminoso a través de gran número de espejitos cuadrados montados sobre resortes que un motor hada vibrar. El reflejo de la luz sobre cada cuadrito, proyectado en vibración sobre la pantalla, producía círculos que se deformaban a medida que la vibración frenaba, hasta convertirse en un punto luminoso.

 

 

 

ATELIER LE PARC - 2014